Pas dans le dictionnaire

L’enfance aux entournures, parfois ça coince et ça veut son histoire et ça bafouille un lait aigre.

L’enfance aux écritures, parfois ça régurgite et ça veut son bravo et ça cafouille un peu de moisi.

L’enfance aux écorchures, parfois ça déglingue et ça veut un héros et ça bidouille à l’effaceur.

L’enfance aux tessitures, parfois ça déraille et ça sonne trop faux et ça s’accorde à l’insomnie.

L’enfance aux sépultures, parfois ça fantôme la vie et ça simulacre les rires et ça hante le décor.

L’enfance aux épaules étroites, parfois ça craque un bouton et ça va à poil et ça fait la roue libre.

L’enfance aux genoux cagneux, parfois ça valse à l’envers et ça chahute les mazurkas et ça dégingande.

L’enfance au dos rond, parfois ça prend des tangentes et ça trace les arcs et ça balance des flèches.

L’enfance à la tartine, parfois ça colle aux doigts et ça miette au coin de lèvres et ça grossit sans raison.

L’enfance à l’instant, parfois ça veut deux chances et ça tempête dans le bocal et ça rétrécit sans cesse.

L’enfance aux rayures, parfois ça ponce des surfaces tourmentées et ça décape des sols rugeux et ça glace les miroirs.

 L’enfance au bout de la langue, parfois ça traduit le malaise et ça mélange les genres et ça ravale le pire.

L’enfance au bout des doigts, parfois ça écoute sans parler et ça émet des signaux faibles et ça rapplique liquide.

L’enfance aux pelures, parfois ça s’effeuille et ça joue à se révéler et ça enferme au cœur le secret.

L’enfance aux salissures, parfois ça gomme éternité et ça trace à coups de pied et ça réplique, réplique.

L’enfance aux revoyures, parfois ça monte à l’échelle et ça se parle d’autres langues et ça se chante des labyrinthes.

L’enfance en pâture, parfois ça se consomme chaud et ça s’avale glacé et ça serpente les fausses routes.

L’enfance en ouverture, parfois ça symphonie et ça mélodie française et ça sonne faux l’ostinato.

L’enfance en ossature, ça 200 os à fortifier, ça muscle trop lourd pour la structure et ça bouge trop.